Géographie
Tōkyō est située sur la baie de Tōkyō, qui constitue l'ouverture maritime sur l'océan Pacifique de la plus grande plaine du Japon, celle du Kantō, sur la côte est de l'île d'Honshū, à l'embouchure de plusieurs fleuves côtiers : la Tama à l'ouest, la Sumida et l'Arakawa en son c½ur, la Naka et l'Edo à l'est.
La préfecture de Tōkyō est entourée par la préfecture de Chiba à l'est, celle de Kanagawa au sud-ouest, celle de Yamanashi à l'ouest et celle de Saitama au nord.
Au sud-est se trouve la baie de Tōkyō. Le Tama délimite la frontière avec la préfecture de Kanagawa et a une longueur de 138 kilomètres ; sa source se situe dans les collines de Tama, à l'ouest de la préfecture de Tōkyō. Le fleuve Sumida délimite les frontières avec les préfectures de Saitama et de Chiba ; il est la dernière partie du fleuve Ara (ou Arakawa), qui a une longueur de 173 kilomètres.
Climat
Tōkyō vit sous un régime de climat subtropical humide. La ville bénéficie d'hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige (moyenne minimale de 5 à 6 °C en janvier et février). En revanche, les étés sont chauds (moyenne de 26 °C mais régulièrement plus de 30 °C) et surtout très humides. C'est principalement en raison de ces fortes chaleurs qu'une multitude de distributeurs de boissons (Jidohanbaiki) sont présent un peu partout dans la ville.
La baie de Tōkyō subit également une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet et peut subir des tempêtes tropicales ou des cyclones : par exemple le 10 octobre 2004, le typhon Ma-on a fait une dizaine de morts. On a mesuré des vents de 140 km/h et des précipitations importantes (70 mm en une heure). Ce cyclone était le vingt-deuxième de l'aire Asie-Pacifique et le neuvième à frapper directement le Japon depuis juin 2004
Une Capitale
Tōkyō est la capitale administrative du Japon depuis 1868, en tant que lieu de résidence de l'Empereur du Japon, du Premier ministre et siège de la Diète (le parlement japonais), du Cabinet, de tous les ministères qui le constituent et de toutes les ambassades étrangères. Ce statut n'est toutefois pas défini par la Constitution. Elle constitue le principal centre politique de l'archipel depuis le XVIIe siècle. Mondialement réputée pour son aspect alliant ultra-modernité et tradition, elle est caractérisée par ses gratte-ciels, ses magasins de produits électroniques et de matériels Hi-Fi, mais aussi par ses nombreux sanctuaires shinto et temples bouddhistes, notamment dans les arrondissements de Chiyoda, Shibuya ou Minato. La métropole de Tōkyō ou préfecture de Tōkyō forme l'une des 47 préfectures du Japon, mais dispose d'un statut administratif particulier de préfecture métropolitaine. L'agglomération de Tōkyō toutefois s'étend au-delà des limites territoriales de la préfecture, rayonnant sur une large frange de la baie de Tōkyō, ainsi que sur la région du Kantō. L'agglomération de Tōkyō, quelle que soit la manière dont on la définit, forme l'aire urbaine la plus peuplée au monde.
Dénomination de Tōkyō et de ses habitants
En japonais, le nom de la ville s'écrit 東京 ou とうきょう.
En français, on ne prononce pas le nom de la ville comme en japonais et l'on écrit généralement « Tokyo », ce qui correspond à la prononciation française [tɔ.kjo]. L'ancienne graphie Tokio qui était utilisée en français au début du XXe siècle, est toujours utilisée en allemand et en espagnol, ainsi qu'en espéranto (entre autres).
Pour la France, l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales, pris conjointement par les ministres des Affaires étrangères et de l'Éducation nationale, « recommande » la seule graphie Tokyo. Les Japonais eux-mêmes utilisent parfois la graphie Tokyo dans leur retranscription en rōmaji du nom de la ville.
La transcription phonétique en alphabet latin selon la méthode Hepburn donne Tōkyō, le ō avec macron dénotant un o long. Cette méthode de transcription est utilisée dans les transports japonais et dans la plupart des encyclopédies et dictionnaires francophones. Le gouvernement japonais autorise également l'utilisation de la graphie « Tohkyoh » sur les passeports, reprenant une représentation des voyelles longues familière aux anglophones.
Son ancien nom est Edo, « porte de la rivière », en référence à la rivière Sumida qui la traverse. Lorsque l'empereur Meiji s'y installe, en 1868, elle est rebaptisée Tōkyō, littéralement « capitale 京 de l'est 東 », par opposition à Kyōto (京都, littéralement « ville capitale »), l'ancienne capitale.
En français, les habitants de Tōkyō sont appelés les « Tokyotes » ou les « Tokyoïtes ». Les Japonais désignent aussi les hommes de Tōkyō par l'expression Azumaotoko (東男, littéralement « homme de l'Est »). Le terme d'Edokko (江戸っ子, littéralement « enfant d'Edo »), désignant historiquement les natifs de la ville lorsqu'elle s'appelait encore Edo, est toujours utilisé pour désigner les « Tokyoïtes de souche », dont les ancêtres sont eux-mêmes nés dans l'un des arrondissements de la capitale japonaise sur plusieurs générations, et qui montrent une certaine identité propre, caractérisée par l'utilisation encore de nos jours de certaines expressions et de l'accent nés de l'ancien dialecte local, l'Edokotoba.
Centre de Tōkyō
Par centre de Tōkyō, on peut entendre les 23 arrondissements spéciaux. Dans un sens plus restrictif, l'expression peut désigner les 10 arrondissements encerclés par la Yamanote, une importante ligne de train circulaire : Minato, Shinagawa, Shibuya, Shinjuku, Toshima, Kita, Arakawa, Taitō, Chiyoda et Bunkyō (le seul à n'être pas directement desservi par la ligne). Plus étroitement encore le centre peut faire référence aux trois arrondissements les plus centraux qui constituent le c½ur historique de l'ancienne Edo, à savoir Chūō (dont le nom signifie d'ailleurs littéralement « centre » en japonais), Minato (le « port » historique, comme son nom l'indique) et Chiyoda, et les quartiers riverains du fleuve Sumida (Nihombashi, Kanda, Ueno, Asakusa, Honjo, Fukagawa). Le centre de Tōkyō se distingue traditionnellement en deux parties : Shitamachi et Yamanote.
Tout d'abord au sud-ouest « Yamanote » (山の手, littéralement « main de la montagne » et qui signifie « côté montagne » ou « ville haute ») qui regroupait à la période d'Edo les résidences de l'aristocratie autour de la résidence des shoguns au château d'Edo et qui regroupe les arrondissements de Shinjuku, Bunkyō, Minato et en partie ceux de Chiyoda (autour de l'actuel palais impérial, soit le sud de l'arrondissement) et Chūō (la limite ouest de l'arrondissement »).
D'un autre côté, au nord-est, Shitamachi (下町, littéralement « ville basse ») désigne les anciens quartiers populaires ainsi que l'ancien pôle commercial et artisanal du vieux Tōkyō et comprend les quartiers riverains du fleuve Sumida à savoir ceux de Kanda (nord de Chiyoda), Nihombashi et Kyōbashi (est de Chūō), Shitaya (actuel quartier d'Ueno) et Asakusa (arrondissement de Taitō), Honjo (ouest de Sumida) et Fukagawa (ouest de Kōtō)
La plupart des monuments historiques de Tōkyō se trouvent dans cette zone, notamment dans le quartier d'Asakusa particulièrement riche en édifices religieux, dont surtout le temple bouddhiste Sensō-ji. Les sanctuaires shinto d'Asakusa (dédié aux fondateurs du temple, l'un des plus fréquentés de la ville) et le Kume no Heinai-dō (dédié à Kume no Heinai, un samouraï du XVIIe siècle) Les autres principaux monuments historiques de Tōkyō sont le château d'Edo et actuel Kōkyo (quelques murailles et douves sont des vestiges de la forteresse originelle du XVe siècle), le Zōjō-ji (temple bouddhiste au bouddha Amida et ancien mausolée principal des Shogun Tokugawa, à Shiba dans l'arrondissement de Minato), la pagode à cinq niveau du zoo d'Ueno ou encore du Nihonbashi (célèbre pont datant du XVIIe siècle dans le quartier du même nom et l'arrondissement de Chūō
Arrondissements spéciaux
Les 23 arrondissements spéciaux dans la préfecture de Tōkyō sont des municipalités à part entière contrairement aux arrondissements d'autres villes du Japon. Ces arrondissements étaient des arrondissements normaux de l'ancienne « ville de Tōkyō » jusqu'en 1943. À cette date, la ville de Tōkyō a été dissoute et les arrondissements sont devenus des municipalités indépendantes. Ils ont un statut similaire aux villes , mais ont cependant gardé le suffixe ku. Les 23 arrondissements spéciaux forment ce qui est communément appelé la « ville de Tōkyō », bien que celle-ci, du point de vue administratif, n'existe plus.
Liste des 23 arrondissements spéciaux de la préfecture de Tōkyō.
* Adachi
* Arakawa
* Bunkyō
* Chiyoda
* Chūō
* Edogawa
* Itabashi
* Katsushika
* Kita
* Kōtō
* Meguro
* Minato
* Nakano
* Nerima
* Ōta
* Setagaya
* Shibuya
* Shinagawa
* Shinjuku
* Suginami
* Sumida
* Toshima
* Taitō
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